Unis Contre l'Extrême Droite

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FN/RBM/SIEL


Un ancien prof de Marine Le Pen critique ses copies rédigées «en phonétique»

//www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/05/22/25002-20140522ARTFIG00216-un-ancien-prof-de-marine-le-pen-critique-ses-copies-redigees-en-phonetique.php

 

Un ancien prof de Marine Le Pen critique ses copies rédigées «en phonétique»

L'ancien vice-présidente du FN, Jean-Claude Martinez et Marine Le Pen, présidente du Front national. Montage Le Figaro/Abaca press/AFP

LE SCAN - L'ancien vice-président du Front national, aujourd'hui candidat aux élections européennes au côté de Christine Boutin, se lâche dans une interview au site Roads.

Six ans après avoir quitté le Front national dont il était le vice-président, Jean-Claude Martinez se lâche dans une interview au site internet Roads , repérée par Libération . L'homme distribue ses remarques acerbes à de nombreuses figures politiques, y compris Christine Boutin au côté de laquelle il se présente aux élections européennes de dimanche. Mais sa cible favorite, c'est Marine Le Pen et son entourage.

«Si Marine Le Pen est devenue ce qu'elle est aujourd'hui, c'est uniquement parce qu'Arlette Chabot est tombée amoureuse d'elle. C'est elle sa mère porteuse, celle qui l'a créé. C'est un bébé politique/éprouvette, pour des raisons qui doivent relever de Françoise Dolto (psychanalyste spécialiste de l'enfance, ndlr)», affirme Jean-Claude Martinez. Il poursuit: «Je l'ai amené par la main s'inscrire à Assas et je l'ai même eu comme étudiante. Elle est du même niveau que Nadine Morano ou Rachida Dati. Elle n'était pas si différente des autres jeunes. Elle écrit en phonétique, ses devoirs étaient dramatiques». Il a effectivement été professeur de droit public et de sciences politiques à Paris II mais selon un journaliste du Monde, les étudiants ne doivent plancher que sur des QCM ou lors d'oraux.

«Entre chihuahuas, c'est la plus forte»

Malgré ces critiques, il se dit optimiste quant à l'avenir politique de son ancienne étudiante: «Elle va devenir présidente (...) Regardez! Mitterrand, puis Chirac, puis Sarkozy, puis Hollande, et enfin Marine Le Pen: la descente est algébrique, logique, continue. Avec elle, on passera sous le cap du zéro. Elle va arriver au pouvoir mécaniquement, sans le faire exprès». Il ajoute: «Marine Le Pen n'affronte pas des fauves, elle affronte des chihuahuas. Alors entre chihuahuas, effectivement, c'est la plus forte.» Mais l'ex-professeur dénonce la «vacuité, la vulgarité et la violence» de son ancienne élève. «Elle ne porte pas la grandeur en elle», tacle-t-il.

Très amer, l'ancien vice-président du Front national regrette l'époque à laquelle Jean-Marie Le Pen était président du mouvement. «On pouvait encore discuter franchement. Maintenant, le Front, c'est de la merde. En interne, ils se déchirent autour de trucs de bonnes femmes, de rivalités, de ragots. Tout cela est médiocre», juge-t-il. Florian Philippot en prend pour son grade: «Tout sauf brillant (...) bon élève (...) mais je ne vois aucun éclair de génie en lui (...) c'est un bon chevènementiste: con, obsolète et étriqué comme son mentor».

Quand il a quitté le Front national, Jean-Claude Martinez raconte que Jean-Marie Le Pen a essayé de le convaincre de rester: «Gros lapin, pourquoi pars-tu alors que tu pourrais être député européen à vie en restant au FN?»

Et l'ancien cadre poursuit: «J'ai demandé à Bruno Gollnischs'il voulait aussi me suivre dans le cas où Marine Le Pen, ‘la petite', devenait présidente du parti. Il m'a répondu: ‘Ce n'est pas bien ce que je fais en restant, mais je préfère être député européen à vie'». Ce qui l'amène à faire ce commentaire: «C'est drôle que certaines personnes pensent que Gollnisch est une personne indépendante, qui serait guidé par le Christ et la voie lactée… Non, quand il rentre dans Jérusalem, sur son bourricot, il choisit d'être roi de Jérusalem. C'est la différence avec le Christ.»

Jean-Claude Martinez a porté plainte contre l'auteur de l'interview expliquant qu'il s'agissait d'une conversation privée, ce que dément le journaliste.


23/05/2014


Quand "Bigmalyon" donne de l'argent au fn...

//www.20minutes.fr/societe/1379121-20140519-elu-fn-reconnait-avoir-recu-don-personnel-lancien-dirigeant-bygmalion

 

Un élu FN reconnaît avoir reçu un don «personnel» de l’ancien dirigeant de Bygmalion

 

 

 

POLITIQUE – Elu d’opposition FN à Villeneuve-sur-Lot, Etienne Bousquet-Cassagne a reconnu avoir touché un don de 4.600 euros de l’ancien dirigeant de Bygmalion, société aujourd’hui dans la tourmente…

C’est «personnel», «transparent» et cela «n’a rien d’extraordinaire». Il n’empêche que cela vient jeter un peu plus le trouble sur les liens qu’entretenait la société de communication Bygmalion avec les partis politiques. Etienne Bousquet-Cassagne, élu municipal Front National à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) a reconnu, ce lundi, avoir touché un don de 4.600 euros de Bastien Millot, ex-dirigeant de la société Bygmalion, afin de financer sa campagne législative de 2012.

 

4.600 euros «à titre amical»

 

Dirigée par des proches de Jean-François Copé, Bygmalion a été mise en cause par plusieurs articles de presse pour un supposé favoritisme, via un système de surfacturations, qui lui aurait permis de toucher de grosses sommes d’argent au détriment de l’UMP. Une enquête préliminaire pour «faux», «abus de biens sociaux et abus de confiance» a notamment été ouverte par le parquet de Paris.

 

C’est donc dans ce cadre que le JDD a révélé dimanche l’existence d’un don entre Bastien Millot, ancien dirigeant de Bygmalion et Etienne Bousquet-Cassagne, élu Front national. Ce lundi, ce dernier a confirmé avoir touché, «en toute transparence» et à «titre amical» 4.600 euros afin de financer sa campagne législative de 2012.

 

Amis et… collègues

 

«Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire à ce qu’un ami puisse faire un don défiscalisé à un autre ami, s’est défendu Etienne Bousquet-Cassagne. Cela correspondait peut-être à un quart du budget de ma campagne

 

Amis, les deux hommes étaient aussi des collègues au sein même de Bygmalion. Etienne Bousquet-Cassagne a également reconnu avoir travaillé pour cette agence de communication politique «de 2011 à 2013 dans le cadre d’un contrat professionnel lié à son BTS en alternance.»

 

Interrogé par le JDD, Bastien Millot avait dès hier confirmé qu’Etienne Bousquet-Cassagne avait travaillé pour le compte de son agence «pour des démarches commerciales en Aquitaine, où son père [était] militant UMP.»

 

* Vincent Vantighem

 

19/05/2014


Le jour où les trolls ont mis K.O. le Front national

//www.lesinrocks.com/2014/05/15/actualite/nouveau-reseau-social-du-fn-il-mort-davance-11504513/

 

Le jour où les trolls ont mis K.O. le Front national

15/05/2014 | 18h30
Illustration de la page Facebook Les Patriotes

Lancé avant-hier, le nouveau réseau social du FN, “LesPatriotes.net”, a déjà disparu d’Internet. Officiellement, c’est à cause d’une attaque massive de trolls. Mais d’autres raisons laissent déjà croire à une mort annoncée.

Trolls : 1 – FN : 0. Deux jours d’existence, et le nouveau réseau social du Front national est déjà hors ligne. Lorsque l’internaute tape l’URL Lespatriotes.net, il est redirigé vers la page Facebook du site, où s’affiche le communiqué suivant :

Communiqué sur Facebook, ce matinApparemment temporaire, cette disparition ne surprend pas outre-mesure. Les trolls, ces internautes dont le seul but est de polluer les pages web, ont porté le coup de grâce aux “Patriotes”. Mais ils ne sont qu’un des nombreux obstacles que rencontre ce nouveau réseau social.

Des bataillons de trolls

Dès l’ouverture du site mardi, le message était clair : le dernier-né des sites FN n’est pas réservé aux militants du Front national. Au contraire, il revendique son ouverture aux patriotes de tout poil. L’objectif : centraliser, sur une plateforme unique, les interactions des internautes d’extrême droite et leur proposer des actions communes – mais aussi attirer sympathisants silencieux et simples curieux.

Mais voilà, la page a été “victime de son succès”. Journalistes, militants antifascistes, et surtout ces fameux trolls s’y sont vite retrouvés. Faux profils, commentaires… le réseau social a été submergé par les attaques. Le site de la Libre Belgique relevait ainsi avant-hier, parmi d’autres actes de ce genre, qu’une photo de profil “Voter FN rend con” s’était infiltrée dans la galerie photo du “Top des utilisateurs”.

Une communication en demi-teinte

Le FN a pourtant voulu éviter les trolls. Il a décidé d’éviter la médiatisation excessive du réseau, qui a été lancé sans publicité. Visité alors qu’il était encore en ligne, LesPatriotes.net est d’ailleurs plutôt sobre. Ni logo, ni slogan tapageur, seule une photo de Marine Le Pen (très grande, il est vrai) rappelle que c’est le parti d’extrême droite qui est aux manettes. En se faisant discret, et en créant un réseau social de “patriotes” – et non de “frontistes”, le FN compte bien séduire au-delà de ses encartés.

Mais la discrétion autour de ce réseau dépasse cet aspect stratégique. N’est-elle pas tout simplement due à un manque d’implication du FN? Si de jeunes “militants-stars” du parti sont bien présents sur le réseau social (Julia Abraham, 21 ans et conseillère municipale FN à Strasbourg, y est très active), aucun ténor du Front National n’y a créé son profil.

Marion Maréchal-Le Pen a annoncé l’ouverture du site des “patriotes” par un tweet. Mais elle-même le disait hier : “J’ai juste relayé l’initiative, je ne sais pas qui est derrière“. Joint par téléphone, Florian Philippot, vice-président du parti, n’est pas beaucoup plus interessé. “J’ai déjà eu une interview à ce sujet…” soupire-t-il, avant de se raviser et d’affirmer : “C’est un site soutenu, et voulu par le Front National”.

Un projet anachronique

“LesPatriotes”, c’est “novateur, et intéressant”, assure Florian Philippot, qui revendique au passage 2000 adhérents en quelques jours. Dans les faits cependant, on a affaire à une interface du passé. Côté design, on atterrit sur un fac-similé de Facebook, ascendant Caramail. Un véritable fouillis, avec néanmoins un côté très ludique : comme dans un jeu vidéo, l’utilisateur gagne des points lorsqu’il fait vivre la communauté.

En parcourant le site, impossible de ne pas se remémorer l’échec cuisant qu’ont connu d’autres plateformes similaires, lancées il y a quelques années. Des sites comme “Créateurs de possibles”, par exemple : lancé en janvier 2010, ce réseau social développé par l’UMP avait coûté plus d’un million d’euros au parti de Nicolas Sarkozy… pour être fermé en toute discrétion, à peine un an et demi plus tard.

Plus qu’un réseau social bien rôdé, une expérimentation

Au premier abord, ces couacs ont pourtant de quoi étonner : dans la catégorie “partis politiques”, le Front national est le grand champion d’Internet. Premier parti de France sur Facebook, il compte plus de 153 000 abonnés pour la page “Front national”, et 351 000 pour celle de Marine Le Pen. En 1996 déjà, il a été pionnier sur le web. “On a lancé notre site deux semaines avant les Verts !” rappelle, pas peu fier, Martial Bild, ancien dirigeant du FN, à propos de Front.nat.com.

Comment expliquer cet effet “pétard mouillé” ? Peut-être parce que la page n’a aucune vocation révolutionnaire. En plus de son site officiel, le FN développe une myriade de sites satellites. (Fn-europeennes, Fn-liberte-numerique…).  ”Les Patriotes” n’est donc qu’une expérimentation parmi d’autres. “Qu’un outil de plus”, confirme Florian Philippot.

Avec tous ces obstacles, le destin macabre du réseau des “Patriotes.net” semble déjà joué. A moins que… A deux semaines du vote, le réseau social a été lancé trop tard pour qu’il puisse puisse peser lors des élections européennes. Mais peut-être a-t-il pour ambition de décoller véritablement juste après. Lors de l’adhésion en effet, les “patriotes” renseignent, entre autres, leur région d’appartenance. De quoi organiser efficacement des actions au niveau local… en vue de préparer les élections régionales de l’année prochaine ?


15/05/2014


Et un nouveau procès de perdu!

//www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/marine-le-pen-perd-a-nouveau-son-proces-en-diffamation-contre-eva-joly-7771971280

 

Marine Le Pen perd à nouveau son procès en diffamation contre Eva Joly

Marine Le Pen, présidente du Front national, ici le 9 mai 2014, a été déboutée dans un procès en diffamation contre Eva Joly

Marine Le Pen, présidente du Front national, ici le 9 mai 2014, a été déboutée dans un procès en diffamation contre Eva Joly

Crédit : AFP

La présidente du Front national a de nouveau été déboutée contre Eva Joly, ce mercredi, à qui elle avait intenté un procès en diffamation.

Marine Le Pen avait intenté un procès Eva Joly pour des propos qu'elle jugeait diffamatoires. La présidente du parti d'extrême-droite a de nouveau été déboutée ce mercredi 14 mai. 

Durant la campagne électorale de 2012, la candidate d'Europe Écologie-Les Verts avait déclaré que Marine Le Pen était "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession". Les propos litigieux remontent au 10 avril, peu avant le premier tour de l'élection présidentielle. 

Héritage

Eva Joly faisait allusion à l'héritage qu'avait reçu Jean-Marie Le Pen dans les années 1970 d'un de ses amis, Hubert Lambert, et qui avait donné lieu à un début de conflit avec la famille du défunt avant un règlement à l'amiable.


Marine Le Pen avait été déboutée en première instance et en appel de ses poursuites en diffamation contre Eva Joly, mais la Cour de cassation avait annulé la décision de la cour d'appel de Paris et ordonné ce nouveau procès.


15/05/2014


Un élu FN de Tournan-en-Brie attaque un conseiller sur ses origines algériennes : "Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre !"

//lelab.europe1.fr/Un-elu-FN-a-un-conseiller-municipal-de-Tournan-en-Brie-Des-cons-comme-toi-j-en-ai-tue-plein-pendant-la-guerre-14530

 

Un élu FN de Tournan-en-Brie attaque un conseiller sur ses origines algériennes : "Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre !"

Publié il y a 13 heures 34 minutes - Mis à jour il y a 13 heures 8 minutes

Un élu FN de Tournan-en-Brie attaque un conseiller sur ses origines algériennes : 'Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre !'
Une affiche du FN (illustration) © Sipa
 

OUTRAGE – Drôle d’ambiance, ce jeudi 8 mai à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne), à l’occasion des célébrations du 69ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. Comme le rapporte Le Pays Briard, l'élu FN Jacques Gérard, membre du conseil municipal, a violemment pris à partie le conseiller municipal à la jeunesse Madani Khaloua. En pleine cérémonie, s’est approché du conseiller, arguant que ce dernier "n’avait pas le droit de porter l’écharpe tricolore [car] il n’a pas fait la guerre".

Contacté par Le Lab, Madani Khaloua raconte la scène :

Au début, j’ai cru qu’il voulait me pousser. Il était très agressif. Il montrait à tout le monde sa carte d’ancien combattant. Puis il m’a dit devant témoins : 'Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre ! [d'Algérie, ndlr]

De quoi quelque peu perturber la commémoration. Il faudra l’intervention du maire Laurent Gautier pour que le calme revienne dans l’assemblée. "Ça a brisé m a cérémonie. J’étais très triste", commente Madani Khaloua.

D’origine algérienne, le nouveau conseiller municipal est né et a grandi à Tournan-en-Brie. D’après lui, Jacques Gérard l’a de nombreuses fois attaqué sur ses origines, "toujours devant témoin". Il précise :

Plusieurs fois, il m’a dit 'moi, je suis Français'. En 2012, il s’est demandé comment, avec notre passé colonial, on pouvait me laisser tenir un bureau de vote.

Après l’incident du 8 mai, Madani Khaloua a décidé de porter plainte pour "outrage". "Ce sont des ennemis de la diversité. En façade, on a des personnes lisses, mais lorsqu’on gratte, le vernis du FN tombe", ajoute-t-il.  

Contacté par Le Lab, Jacques Gérard n’a pas souhaité s’exprimer.


14/05/2014


Collard déplore «l'ostracisation» du Rassemblement bleu marine au FN

//www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/05/09/25006-20140509ARTFIG00144-collard-deplore-l-ostracisation-du-rassemblement-bleu-marine-au-fn.php

 

LE SCAN - Le député dénonce les méthodes de «certains membres du Front national» qui bloquent le développement du Rassemblement bleu marine dont il est le secrétaire général

Élu député du Gard en 2012 avec le soutien du Front national, Gilbert Collard a toujours refusé de prendre sa carte au parti de Marine Le Pen. L'avocat a préféré développer le Rassemblement bleu marine (RBM), un mouvement dont il est le secrétaire général et qui regroupe les soutiens de la présidente du FN et certains candidats qui ne veulent pas s'encarter.

Aujourd'hui, Gilbert Collard pousse un coup de gueule contre «ceux qui, au FN, n'aiment pas le RBM». «On est complètement coupé du Front national», regrette le député, interrogé par Le Scan. «Je déplore que nous n'ayons pas la place que nous méritons», lance le parlementaire.

«Ça commence à bien faire»

«Je suis le secrétaire général du RBM, et bien je m'en rends de moins en moins compte», affirme-t-il. Et d'asséner: «Quand Marine Le Pen va à l'Élysée, c'est avec Florian Philippot», qui n'a qu'un mandat de conseiller municipal depuis mars. Car c'est bien contre «la jeune garde» que l'élu de Saint-Gilles concentre ses reproches. Florian Philippot ou Nicolas Bay, «tous ces mecs avec qui je n'ai pas de contact», s'inquièteraient de la place que le Rassemblement bleu marine peut prendre au sein de l'entourage de Marine Le Pen. «Il n'y a pas de communication, ça commence à bien faire. Le RBM n'est pas dans l'organigramme», s'agace Gilbert Collard.

Ce n'est pas la première fois qu'un membre du Rassemblement bleu marine s'agace de la sorte. Le premier a le faire a été Paul-Marie Coûteaux, fondateur du parti souverainiste SIEL. Celui dont les relations avec Marine Le Pen se sont distendues parle du RBM comme d'une «coquille vide» qui serait dans le viseur de «la vieille garde» du FN. Jean-Marie Le Pen, qui a pourtant estimé que le RBM est à destination des «tièdes», n'est pas critiqué par Gilbert Collard. «Il joue le jeu, il est correct», dit-il.

«Je pense que Robert Ménard est emmerdé»

Plus récemment, Robert Ménard, le nouveau maire de Béziers dans l'Hérault a lui aussi pris ses distances. «Je pense que Robert Ménard est emmerdé. Il s'est approché du RBM et puis il n'a plus eu de nouvelles», tente d'expliquer Gilbert Collard.

Marine Le Pen et Louis Aliot tiennent un meeting vendredi à Béziers auquel n'assistera pas Robert Ménard. «Je ne l'ai appris que le 1er mai en discutant avec Louis Aliot lors du défilé. Si je l'avais su plus tôt, j'aurais peut être pu téléphoner à Ménard pour le convaincre de venir», regrette le député du Gard pour justifier le manque de coordination du Front.

L'avocat, qui revendique un lien direct avec Marine Le Pen a prévu de lui faire part de ses observations.


10/05/2014


Le temps tourne à l'orage entre Robert Ménard et le FN

//www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2014/05/09/25006-20140509ARTFIG00070-le-temps-tourne-a-l-orage-entre-robert-menard-et-le-fn.php

 

LE SCAN - L'entourage du nouveau maire de Béziers (Hérault) est jugé trop extrême par le FN qui l'avait pourtant soutenu lors des élections municipales. Marine Le Pen tient un meeting vendredi à Béziers auquel n'assistera pas Robert Ménard.

Le mariage entre Robert Ménard et le Front national a déjà du plomb dans l'aile. Élu en mars maire de Béziers (Hérault) grâce au soutien de Marine Le Pen, l'ancien président de Reporters sans frontières tente de se détacher de l'étiquette FN. La semaine dernière, à l'occasion du défilé annuel du 1er mai, son nom n'a pas été cité lors de l'acclamation à la tribune des nouveaux maires FN.

Les dissensions ont été exposées au grand jour, jeudi, par Lemonde.fr. Le vice-président du FN, Louis Aliot, se montre incisif à l'égard de l'ancien journaliste. «On l'a soutenu lors des élections municipales pour lui rendre la pareille après ce qu'il avait fait pendant la présidentielle, avec son livre Vive Le Pen!», explique-t-il.

«Il fait ce qu'il veut. Mais il a plutôt intérêt à agir avec le FN à Béziers. On va recréer une section dynamique, le Front va grandir. Et il l'aura dans les pattes s'il continue à nous dénigrer de la sorte», prévient le compagnon de Marine Le Pen.

Meeting de Marine Le Pen à Béziers

Le responsable frontiste s'attaque à l'entourage du maire de Béziers: «Il y a peut-être une certaine contradiction en disant “Je ne suis pas Front national” comme s'il avait en face de lui un épouvantail, tout en prenant à son cabinet des gens qui sont beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le Front national», dit-il au monde.fr

Dans le viseur: Christophe Pacotte, proche du Bloc identitaire et André-Yves Beck, une éminence grise de l'extrême droite qui a conseillé les époux Bompard avant de devenir directeur de cabinet du maire de Béziers.

Déjà en novembre 2013, Louis Aliot reprochait à Robert Ménard de ne pas adhérer au Rassemblement bleu marine. «Robert Ménard prend un peu trop de pincettes avec l'étiquette FN. S'il donnait l'impression de porter l'image malgré lui, il pourrait désarçonner une partie de notre électorat, qui n'aime pas être stigmatisé et apprécie la franchise», affirmait le vice-président du FN à l'Express.

Marine Le Pen et Louis Aliot ont décidé de se rappeler au bon souvenir de Robert Ménard en tenant, vendredi, un meeting dans la ville de ce dernier. Mais le maire n'a pas prévu d'y assister.


10/05/2014


Comment le FN contrôle ses troupes sur le web

//lelab.europe1.fr/comment-le-fn-controle-ses-troupes-sur-le-web-1149

 

Sale temps pour les responsables locaux du Front national sur le web. Alexandre Gabriac, Stéphane Poncet, Sidany Doutch, … tous sont tombés à cause d’une activité un peu trop gênante sur la Toile. Pour le parti d’extrême droite, la dédiabolisation passe aussi par les réseaux sociaux. Et pour cela, l’état-major fait passer des consignes et impose des recadrages.

  1. 1

    Les consignes des patrons

    Marine Le Pen répète à l’envi combien elle est attachée à la liberté. Mais visiblement, pas pour tout le monde. Les adhérents du Front national reçoivent des consignes de comportement sur les réseaux sociaux.

    Parmi les thèmes encadrés par les dirigeants du Front national : « les allusions à l’islam et/ou aux musulmans », ainsi que le révèlent des courriers envoyés à l’ensemble des adhérents, par des cadres du parti frontiste, diffusé sur le site internet d’Yvan Bennedetti (proche de Bruno Gollnisch, exclu du Front national) et dont le Lab a obtenu la confirmation de l’existence.

    Exemple de courrier reçu par les adhérents du Front national dans les Hauts-de-Seine :

    Copie d'un courrier électronique envoyé par Rémi Carillon, secrétaire départemental du Front national 92.

    Objet: Consigne nous est donnée de retirer de nos blogs, pages personnelles, Facebook, etc. : - toutes allusions à l'Islam et/ou aux musulmans, - toutes photos et tous textes qui pourraient servir à nous nuire. Merci d'avance. Chers adhérents du FN 92,Consigne nous est donnée de retirer de nos blogs, pages personnelles, Facebook, etc. :- toutes allusions à l'Islam et/ou aux musulmans,- toutes photos et tous textes qui pourraient servir à nous nuire.Merci d'avance.Cordialement.Rémi CarillonSD FN 92

    D’après les informations du Lab, la rédaction de ce “code de bonne conduite en ligne” aurait été demandée par Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du Front National et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen. La principale intéressée réfute et assure ne pas vouloir “faire la police”. Pour elle, il s’agit juste d’être raccord “avec la ligne politique du parti”. “J’ai simplement dit que je n’acceptai pas qu’on mélange immigration et islamisation, ce n’est pas une consigne”, précise-t-elle. 

    La gestion des cas polémiques, la porte-parole de Marine Le Pen l’envisage “comme en entreprise” : “je dis aux adhérents qu’ils sont responsables de ce qu’ils publient sur Internet et qu’il faut être en accord avec la ligne politique du parti. Et quand il y a des abus, ils sont recadrés, c’est normal”. 

    Véritable volonté de changement ? Pas forcément. Dans les rangs du parti, un militant explique clairement que ces consignes, “c’est pour faire semblant”. “Le FN n’a pas changé, mais ils ont peur que cela se sache”, précise-t-il. 

  2. 2

    Les précédents Gabriac, Poncet et Doutch

    Si le FN est obligé de prendre ces précautions, c’est évidemment parce que certains de ses adhérents ont déjà dérapé. Et, dédiabolisation oblige, ils ont été écarté du devant de la scène par les autorités du parti.

    Alexandre Gabriac, conseiller régional du FN, avait été suspendu de ses fonctions par le parti en mars 2011. Le jeune homme, aussi candidat aux élections cantonales, apparaissait sur plusieurs photos sur Facebook le bras tendu faisant un salut hitlérien devant un drapeau nazi.

    Stéphane Poncet, caricaturiste-blogueur et secrétaire départemental adjoint du FN 69 a également été mis de côté. Suite à des dessins d’un goût douteux, celui qui devait être candidat pour les législatives a été destitué par Marine Le Pen.  

    Sidany Doutch, elle, devait être candidate aux législatives également. Secretaire de section dans le 92, et candidate aux cantonales, elle a été écarté de la course à l’Assemblée nationale suite à un comportement plus que limite sur Facebook.


10/05/2014


Le spécialiste de la géopolitique du fn confond drapeau Turc et drapeau Tunisien

//rue89.nouvelobs.com/2014/05/08/fn-parle-turquie-utilisant-drapeau-tunisien-252024

 

Le FN parle de la Turquie en utilisant un drapeau tunisien

 

Aymeric Chauprade est la tête de liste du Front national pour européennes en Ile-de-France. Le candidat se présente comme un spécialiste de la géopolitique (il est le conseiller pour les questions internationales du FN). Pourtant, sur l’un de ses tracts de campagne, il semble bien avoir confondu le drapeau tunisien avec le drapeau turc.

 


Capture d’écran du Point illustrant le tract d’Aymeric Chauprade


09/05/2014


Manifestations contre la venue de Marine Le Pen au Mémorial de Caen

//www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/07/manifestations-contre-la-venue-de-marine-le-pen-au-memorial-de-caen_4413137_823448.html

 

Manifestations contre la venue de Marine Le Pen au Mémorial de Caen

Le Monde.fr avec AFP |

Près de 200 personnes ont manifesté le 7 mai devant le Mémorial de Caen, où la présidente du Front national, Marine Le Pen, a effectué une visite en fin d'après-midi.

Près de 200 personnes, dont des élus du Parti socialiste (PS), du Parti communiste français (PCF) et des syndicalistes, ont manifesté mercredi 7 mai à la mi-journée devant le Mémorial de Caen, où la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a effectué une visite en fin d'après-midi.

« C'est une provocation. On atteint la mémoire de ceux qui sont morts pour la liberté. Cette visite va à l'encontre de ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen sur les fameux “détails de l'histoire”, comme il a dit en parlant des chambres à gaz. Tous ces extrêmes, qu'ils soient de droite ou de gauche, véhiculent des idées totalitaristes que je n'admets pas », a déclaré Bernard Duval, résistant, déporté après avoir été arrêté par la Gestapo en mars 1944, alors qu'il avait 18 ans.

« Elle [Marine Le Pen] a réussi son coup. On est tous piégés », a estimé un salarié du Mémorial sous couvert d'anonymat. « On a envie de lui expliquer que la Shoah n'est pas un “détail de l'histoire” », a-t-il ajouté.

SECONDE MANIFESTATION

Pour sa visite, Mme Le Pen a été accompagnée d'un historien du Mémorial. Le musée a été partiellement fermé au public à partir de 15 heures en raison de cette visite.

Stéphane Grimaldi, directeur du Mémorial, n'a lui pas souhaité accompagner la présidente du FN. Il a regretté qu'« elle n'a[it] pas démenti les propos de son père sur la Shoah », tout en rappelant que le Mémorial est « par essence un lieu profondément européen, un lieu de défense des droits de l'homme ».

Une autre manifestation, de militants de la gauche plus radicale, a rassemblé environ 60 militants très calmes, tenus à l'écart par un cordon de forces de l'ordre, devant le Mémorial mercredi vers 16 h 30, au moment où Mme Le Pen est arrivée discrètement par une porte à l'arrière du bâtiment.

« UNE CARENCE AUJOURD'HUI RÉPARÉE »

A l'issue de sa visite, lors d'une conférence de presse, Mme Le Pen a expliqué que c'était la première fois qu'elle se rendait au Mémorial. « C'est vrai que je n'avais jamais eu l'occasion de venir (…), c'était une carence qui est aujourd'hui réparée », a-t-elle dit avant de saluer la place faite dans le musée aux victimes civiles de la guerre.

Interrogée sur les propos tenus par son père sur la Shoah, Mme Le Pen a répondu qu'elle s'était déjà « exprimée cent fois sur ce sujet, (…) c'est suffisant ».

Au cours de l'émission du « Grand Jury » RTL-Le Monde du 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu'à ses yeux les chambres à gaz, dans lesquelles des millions de juifs ont péri, étaient « un point de détail de l'histoire de la deuxième guerre mondiale ».

Condamné en justice pour ces propos, il les avait réitérés en 1997 en Allemagne, puis à nouveau en avril 2008 dans le magazine Bretons — diffusé en Bretagne et en région parisienne — et en mars 2009 au Parlement européen.


08/05/2014