Unis Contre l'Extrême Droite

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Franche-Comté. Démantèlement d'un groupuscule néonazi armé prêt à défendre ses idéaux

//www.ladepeche.fr/article/2014/05/20/1884659-franche-comte-demantelement-groupuscule-neonazi-arme-pret-defendre-ideaux.html

 

Franche-Comté. Démantèlement d'un groupuscule néonazi armé prêt à défendre ses idéaux

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Besançon, dans le Doubs. - Idé.

Besançon, dans le Doubs.

Mardi 20 mai à 6 heures, dans le Doubs, la gendarmerie a procédé à l'interpellation d'une demi-douzaine d'individus soupçonnés d'appartenir à un groupuscule néonazi. Une photo publiée sur le site internet de ce dernier montre des hommes cagoulés, munis d'armes de guerre : kalachnikov, fusil à pompe, fusils de chasse... Basé en Franche-Comté, le groupuscule en question est baptisé « Blood & Honour C18 » (Sang et honneur combat 18).

Le groupe est monté en puissance, ces dernières semaines, avec la valorisation de cette photographie et l'annonce selon laquelle il était prêt à passer à l'acte pour défendre ses idéaux nationalistes. Il a également laissé sa marque par le tag « Blood C18 Honour » de plusieurs mètres de longueur et de hauteur, dans une ferme du département et un autre sur un bâtiment à Champagnole (Jura). C'est un collectif anti-fasciste de Besançon qui en a fait la découverte.

Selon Didier Guériaud, officier de communication de la région de gendarmerie de Franche-Comté, « ce groupe est surveillé depuis un certain temps par la cellule nationale d'enquête qui agit sur les groupuscules extrémistes ». La célébration annuelle de l'anniversaire d'Hitler et la publication sur son site de propos racistes et néonazis ont depuis longtemps braqué les projecteurs sur lui. « Il y avait une volonté très ferme de la gendarmerie et de la justice d'agir très vite. »

Une quarantaine de gendarmes de la section de recherches de Besançon et des groupements du Doubs et de Haute-Saône, ainsi que du peloton d'intervention de Dijon a donc participé à l'opération diligentée par le parquet du tribunal de Vessoul.

A l'heure, ils ont été interpellé pour « organisation et participation à un groupe de combat » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans de prison ». Des perquisitions sont en cours pour tenter de retrouver des armes et des objets susceptibles de les incriminer, également pour « port d'armes » et « incitation à la haine raciale ».

LaDépêche.fr


20/05/2014


Dissolution des milices identitaires!

//www.leparisien.fr/paris-75/l-extreme-droite-descend-dans-le-metro-parisien-09-05-2014-3828525.php

 

Extrême-doite : nouvelle «tournée anti-racailles» dans le métro parisien

Alexandre Arlot | Publié le 09.05.2014, 21h48 | Mise à jour : 23h22

Une vingtaine de jeunes militants d’extrême droite ont mené une «opération antiracaille» sur plusieurs lignes de métro. (LP/A.A.)

Une vingtaine de jeunes militants d’extrême droite ont mené une «opération antiracaille» sur plusieurs lignes de métro. (LP/A.A.) | LP_Alexandre Arlot

Zoom

Une vingtaine de militants de Génération identitaire, une émanation du groupuscule d’extrême droite Bloc identitaire, a mené, ce vendredi soir, dans le parisien une opération de « présence citoyenne », qualifiée également dans un langage moins policé de « tournées anti-racailles ».

 

Vêtus de coupe-vent jaune, ils ont emprunté plusieurs rames de métro à partir de la station Motte-Picquet-Grenelle pour « montrer à la population que les citoyens prennent en charge la sécurité de leurs frères et de leurs sœurs », avance Pierre, l’un des porte-parole du mouvement. Ni la préfecture de police, ni la n’ont reçu de demande d’autorisation.

Après 45 minutes de trajet et quelques changements, sous le regard intrigué de nombreux usagers, les militants — tous âgés de moins de 30 ans — se sont dispersés vers 20 h 30. Aucun incident n’est à déplorer. D’après son porte-parole, « Génération identitaire n’exclut pas de réitérer cette initiative dans les semaines qui viennent ».

L’extrême droite mène depuis le mois de mars des opérations similaires à Lille et .

 

LeParisien.fr


10/05/2014


Après Lille, Lyon! Les SA du bloc se prennent pour la milice!

//www.metronews.fr/lyon/l-operation-anti-racailles-des-identitaires-seme-le-trouble-dans-le-metro-lyonnais/mndo!Xf1JKZwLiubpE/

 

Lyon : l'opération "anti-racailles" sème le trouble dans le métro

Mis à jour : 15-04-2014 13:50
- Créé : 15-04-2014 12:39

POLEMIQUE – Ce lundi soir dans le cadre de sa campagne "Génération anti-racailles", le mouvement d'extrême droite Génération Identitaires a mené une "opération de sécurisation" du métro. Mais la police est intervenue avant que les choses dégénèrent.

 
La police est intervenue pour éviter que la situation ne dégénère.
La police est intervenue pour éviter que la situation ne dégénère. Photo : PAB/metronews

15/04/2014


Des dérives intégristes secouent un lycée catholique

//www.europe1.fr/Societe/Des-derives-integristes-secouent-un-lycee-catholique-2061943/#

 

Des dérives intégristes secouent un lycée catholique

Par Fabien Cazeaux avec Gaétan Supertino

Publié le 14 avril 2014 à 07h37 Mis à jour le 14 avril 2014 à 10h48

 
 
Des dérives intégristes secouent un lycée catholique

Des enseignants, des élèves et leurs parents s'inquiètent en effet de dérives intégristes dans le contenu des enseignements du lycée Gerson. © Capture d'écran Google Map

INFO E1 - Plusieurs professeurs, parents et élèves d'un lycée parisien privé dénoncent un endoctrinement sous couvert de catéchèse.

Une violente polémique secoue un très chic établissement catholique privé sous contrat avec l'Etat, au cœur du 16ème arrondissement de Paris. Selon les informations d'Europe 1, des enseignants, des élèves et leurs parents s'inquiètent en effet de dérives intégristes dans le contenu des enseignements du lycée Gerson. Ils demandent à la hiérarchie de l'Enseignement catholique d'intervenir, notamment en faisant remplacer l'encadrement.

"Une fille qui avorte commet un ‘homicide volontaire’"

Les séances d'instruction religieuse ont en effet fini par devenir insupportables pour certains élèves, comme, Laurie (prénom d'emprunt), en Terminale au lycée Gerson. L'association Alliance Vita, anti-avortement, a été invitée à y participer à plusieurs reprises. Et l’élève dénonce une tentative d'endoctrinement sous couvert de catéchèse.

"Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée comme ‘semi-meurtrière’. En revanche, une fille qui avorte commet un ‘homicide volontaire’", raconte Laurie, encore secouée par la violence des propos tenus. "Se faire traiter de meurtrière comme ça… On en a parlé pendant une semaine à la récréation. A tel point que des professeurs ont été mis au courant, et nous on demandé si on allait bien. Ils s’inquiétaient pour nous", témoigne-t-elle.


"L’Opus Dei est dans notre établissement"

Parmi ces professeurs, il y en a d’ailleurs une qui a accepté de témoigner anonymement. Car selon elle, ce genre de discours n'a pas sa place dans un établissement, certes catholique, mais sous contrat avec l'Etat. Pour elle, Gerson est tombé aux mains des mouvances intégristes, et pas n'importe lesquelles :

"L’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société".

À l’heure actuelle, plusieurs inspections sont en cours. La direction diocésaine de Paris espère pouvoir ramener un peu de sérénité dans l'établissement d'ici la fin de l'année scolaire.


14/04/2014


Faf et facho tombent à l'eau

https://fr.news.yahoo.com/italie-manquent-noyer-lors-dun-coup-com-anti-081945792.html

 

Italie : ils manquent de se noyer lors d'un coup de com' anti-immigration

Leur opération de communication est tombée à l'eau. Sept activistes du parti d'extrême droite italien de la Ligue du Nord ont failli se noyer en voulant montrer à quel point il était facile de rejoindre, pour les immigrés illégaux, les côtes italiennes depuis la Tunisie, rapporte l'édition britannique du Huffington Post (article en anglais) lundi 7 avril.

L'opération remonte au 20 mars. Drapeau de leur parti flottant au vent, les sept activistes quittent à bord d'un canot pneumatique Melito di Porto Salvo, à l'extrême sud de la Calabre. Leur objectif : rejoindre la Tunisie et prouver ainsi que la traversée qu'effectuent des centaines de migrants clandestins chaque année peut se faire sans heurts.

"Ils se sont couverts de ridicule"

Mais leur épopée a tourné court. Arrivés à hauteur de Malte, le moteur de leur bateau a pris feu. Après avoir réussi à éteindre les flammes, un membre de l'équipage a dû envoyer une fusée de détresse. Grossière erreur : celle-ci a atterri sur le canot et les septs activistes se sont retrouvés à l'eau, drapeau toujours en l'air, comme le montre une photo publiée sur un site d'informations local(article en italien).

Ils ont été secourus par les autorités maltaises, et la presse n'a pas manqué de se moquer d'eux."Plutôt que de se couvrir de gloire, ils se sont couverts de ridicule", a écrit The Malta Independent, cité par le Huffington Post. "Et ils ont fini par prouver qu'il est fréquent que ce type de voyage se termine de manière tragique".


11/04/2014


Vers une invalidation de l'élection de gabriac et benedetti

//www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Municipales-2014/Venissieux/Venissieux-les-2-elus-d-extreme-droite-invalides

 

Vénissieux : les 2 élus d’extrême droite invalidés ?


Par Fabien Fournier
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Publié le 08/04/2014  à 12:42
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Le préfet a déposé un recours auprès du tribunal administratif en vue de l’annulation de l’élection de deux conseillers municipaux d’extrême droite. Selon lui, la liste “Vénissieux fait front” a été “irrégulièrement constituée” de personnes ignorant être candidates aux municipales.

Benedetti Gabriac ()

Les deux leaders nationalistes, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, sont toujours dans le viseur du préfet. Celui-ci avait déjà fait un signalement auprès du procureur de la République à propos de la liste “Vénissieux fait front”. Selon lui, elle a été "irrégulièrement constituée" de personnes ignorant figurer sur une liste d'extrême droite. Jeudi, il a déposé un recours auprès du tribunal administratif en vue de l'annulation de l'élection des deux conseillers municipaux, Yvan Benedetti et Estelle Gagon.

19 personnes candidates malgré elles

Cette procédure fait suite à une enquête de police. Les conclusions sont accablantes : "La lecture des procès-verbaux indique que les militants se sont adressés à des personnes en situation de fragilité, soit du fait de leur âge, soit du fait d'un état mental altéré", indique Jean-François Carenco. C'est ainsi que l'un d'eux a même eu toutes les peines du monde à répondre aux questions des enquêteurs.

Au final, "19 personnes figurant sur la liste pensaient apporter un simple soutien à des candidats d'un parti auquel M. Benedetti n'appartient pourtant pas", résume Jean-François Carenco. Le parti en question est le Front national, dont ont été exclus Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac et qui n'a pas apporté son soutien à ladite liste. Pourtant, c'est bien sous cette étiquette que les deux chefs de file d'extrême droite se sont présentés à leurs futurs colistiers.

Dans son référé, le préfet ne demande pas l'annulation de l'élection, puisqu'un nouveau scrutin est organisé "seulement dans le cas où ce conseil a perdu les deux tiers de ses membres ou dans celui où il y a lieu de procéder à l'élection d'un nouveau maire". Rien de tel ici. Le représentant de l'Etat propose seulement que "les deux sièges de conseillers municipaux contestés soient déclarés vacants".


09/04/2014


Flop du jour de colère régional

//www.liberation.fr/societe/2014/04/06/le-jour-de-colere-fait-pschitt_993585

 

Une pincée de bonnets rouges, une pincée d’anti-mariage pour tous et plusieurs louches d’ultranationalistes. L’édition lyonnaise du Jour de colère a rassemblé 300 personnes environ cet après-midi dont les deux tiers de crânes rasés derrière Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac, ex-leaders de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, dissoutes par Manuel Valls. Une déception pour les organisateurs qui attendaient plusieurs milliers de personnes. Avant le départ de la manifestation, les organisateurs avaient prévenu qu'«aucun slogan à caractère antisémite, homophobe ou à caractère raciste ne serait toléré». Les manifestants ont défilé entourés d’un imposant dispositif policier au son de «Hollande démission», «Taubira à Cayenne», les troupes de Benedetti et Gabriac s’en tenant à leur habituel registre «bleu blanc rouge la France aux Français».

A Montpellier, le résultat n’est guère plus florissant : quatre pelés, trois (crânes) tondus… et un chien patibulaire tenu en laisse. La manifestation qui tentait de coaliser les identitaires de la Ligue du Midi, les anti mariage pour tous et les «patriotes souverainistes» a fait pschitt. En début d’après-midi, ils étaient à peine une soixantaine à se retrouver sous la statue de Louis XIV dans les jardins du Peyrou avant de parcourir quelques rues du centre-ville au son de chants occitans couverts par le bruit d’un groupe électrogène. Une ex-vieille barbe du FN, Jean-Claude Martinez, a bien tenté de distraire la troupe en proposant une «taxe sur les ordures politiques» ou en rappelant que «la petite Marine on l’aime tous, Dieu la glorifie», rien n’y a fait. Leader du groupuscule familial de la Ligue du midi, Richard Roudier a laissé la parole à son fils Olivier (condamné par le passé pour propos racistes, salut nazi) qui a assuré que «ce jour approche où les corrompus devront courir».

De sinistres augures, dans la veine des propos entendus samedi à Lille où 120 manifestants sont partis à 14h de la place de la République, pour un tour de deux heures dans le centre-ville. La déception de se voir si peu était visible sur les visages. Tant pis pour le stand de tee-shirts, floqués du slogan «La police politique de Manuel Valls nuit gravement à la santé», qui ne remplira pas autant que prévu les caisses du mouvement «apolitique». C’est ce que jure Louis-Marie Ganascia, coordinateur régional de Jour de colère. Le jeune homme est un membre actif du FN Jeunesse, ce qu’il niera devant les journalistes, affirmant avoir quitté le parti. Le 20 mars dernier, il était pourtant encore dans l’organisation du meeting de Marine Le Pen, venue à Lille soutenir le candidat FN Eric Dillies.

«Nous sommes là pour demander l’abrogation de la loi sur les mariages gays», expliquent Yamina et Marie-Annick. La France a dit non, et ils n’ont rien compris.»Elles sont également contre la PMA, la GPA : «Nous sommes là pour sauver les enfants, on ne donne pas des enfants à un couple homosexuel». Serge, de Civitas, pourfend comme elles «la politique anti-familiale» du gouvernement et «l’arrivée du troisième sexe». «Le socialisme est une idéologie mortifère pour la société, ils veulent changer la nature humaine, mais la nature ne changera jamais.» Il ne s’estime pas extrémiste : «Je me sens catholique et bien chez moi», dit-il, même s’il regrette que «depuis la Révolution française, on a beaucoup perdu». Les badauds du samedi sont restés bouche bée, devant cet assemblage hétéroclite, géré par un service d’ordre au crâne rasé et tout de noir vêtu. «Des excès de jeunesse», les justifie Serge. A côté du drapeau français, flottaient le Lion des Flandres, ou l’emblème chouan, cœur rouge surmonté d’une croix. En fond de manif', derrière une banderole réclamant «Une autre Europe», les militants du MAS (Mouvement d’action sociale) donnaient une touche encore plus radicale au cortège. Jean, fine moustache, cheveux gominés, Ray-ban et perfecto, un membre du MAS, veut rectifier l’image qu’on pourrait donner de son mouvement. «Nous ne commettons aucune action violente, nous avons toujours respecté le cadre légal.» Il réfute l’étiquette extrême droite, préfère se situer «dans la périphérie politique», avec un«combat anti-capitaliste», et rêve d’ «une souveraineté populaire», faite de référendums, avec autogestion des entreprises. Tout en revendiquant la «défense d’un héritage historique», pour un néofascisme qui ne dit pas son nom.

Furieuse, Alice Villain, déléguée jeunesse de Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, a choisi de quitter les rangs. «Je suis patriote, et en colère, mais ce déséquilibre en faveur des nationalistes dans le cortège font que je me sens mal à l’aise.»

 

Antoine GUIRAL à Montpellier, Catherine COROLLER De notre correspondante à Lyon et Stéphanie MAURICE LILLE, de notre correspondante

06/04/2014


Affrontements à Toulouse-échec total de la manif jour de colère

//midi-pyrenees.france3.fr/2014/04/05/affrontements-toulouse-autour-de-la-manifestation-de-jour-de-colere-453641.html

 

Affrontements à Toulouse autour de la manifestation de Jour de Colère

Après un premier rassemblement à Paris en janvier dernier, le collectif Jour de Colère appelait à la manifestation ce week-end dans huit villes de France. A Toulouse, manifestants et contre-manifestants se sont affrontés ce samedi place du Capitole.

  • Par Laurence Boffet
  • Publié le 05/04/2014 | 16:36, mis à jour le 05/04/2014 | 19:04
Les manifestants du collectif jour de colère devant le Capitole à Toulouse © Corinne Carrière / France 3 Midi-Pyrénées
© Corinne Carrière / France 3 Midi-Pyrénées Les manifestants du collectif jour de colère devant le Capitole à Toulouse

La manifestation de Jour de colère a viré à la bataille rangée avec ses opposants à Toulouse, ce samedi. Dans la ville rose, comme dans sept autres villes de France, le collectif Jour de Colère, qui regroupe de nombreux mouvements contestataires et d'extrême droite appelle à manifester ce week-end pour protester notamment contre le gouvernement.

Qui se cache derrière Jour de Colère ?

Difficile de savoir qui regroupe exactement le collectif Jour de colère. Une première manifestation du collectif a été organisée à Paris le 26 janvier dernier. Elle avait rassemblé 17 000 personnes selon la police, 160 000 selon les organisateurs. Dans ses rangs, un ensemble hétéroclite : des partisans de Dieudonné, des opposants à l'équitaxe, des "Bonnets rouges" ou encore des groupes d'extrême droite, tous unis pour dénoncer la politique du gouvernement.
Ce week-end, dans les huit villes choisies pour organiser une manifestation, les organisateurs ont été laissés libres d'organiser l'événement comme ils l'entendaient. 

Faible mobilisation à Toulouse

A Toulouse, l'appel était libellé ainsi: "vous vous sentez trahi, vous souhaitez un nouveau gouvernement, vous êtes​ tout simplement mécontent". Il a peu rassemblé, sur une place du Capitole placée sous haute protection policière. Le périmètre de la manifestation autorisée était délimité par des barrières métalliques et bien gardé par un service d'ordre privé plutôt musclé. Les hommes en noir au crâne rasé parfois cagoulé ou casqué, dont certains portaient des tee-shirts de la mouvance d'extrême droite "anti-antifa" étaient plus nombreux que les manifestants, de jeunes catholiques ou encore des représentants du Printemps Français..

Plus d'opposants que de manifestants​

Les opposants à Jour de Colère se sont également mobilisés ce samedi. Notamment, les anti-fascistes. Ils étaient une cinquantaine au départ de la place Esquirol. Tous rassemblés derrière une banderole "Notre rage est révolutionnaire, leur colère est réactionnaire".

Les opposants à Jour de Colère, rassemblés à Toulouse. © Mathias Garnier / France 3 Midi-Pyrénées
© Mathias Garnier / France 3 Midi-Pyrénées Les opposants à Jour de Colère, rassemblés à Toulouse.

Il y avait aussi, de simples passants dans les rangs des opposants. Au total, on aura compté près de 200 opposants autour de la place du Capitole selon les forces de l'ordre.

Des opposants au rassemblement de Jour de colère, à Toulouse. © Véronique Galy / France 3 Midi-Pyrénées
© Véronique Galy / France 3 Midi-Pyrénées Des opposants au rassemblement de Jour de colère, à Toulouse.

Rapidement, la manifestation a viré à la bataille rangée entre manifestants et contre-manifestants, séparés par un cordon de CRS. Les policiers ont arrêté et parfois pourchassé des groupes mobiles d'"antifascistes" et "antihomophobes" qui tentaient d'approcher en criant "la police protège les fascistes" ou "fachos, hors de nos villes". Deux policiers ont été légèrement blessés et une dizaine de personnes interpellée parmi les "antifas".

Le reportage de Corinne Carrière et Véronique Galy :
 

Voir la vidéo
Manif jour de colère Toulouse

05/04/2014


Les milices illégales du BI à Lille

Nous rappelons que la constitution de milices est formellement interdit par la loi! Qu'attendent donc les autorités pour saisir le parquet?

//legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000325214




//www.metronews.fr/lille/tolle-a-lille-contre-les-milices-anti-racailles-des-identitaires/mncq!fGzuhjjltrZQA/

 

Tollé à Lille contre "les milices" anti-racailles des identitaires

Mis à jour : 17-03-2014 19:04
- Créé : 17-03-2014 15:38

SOCIETE - Des membres de Génération Identitaires Flandres, la branche jeunesse du mouvement d'extrême droite Bloc identitaire, ont participé vendredi à une "tournée de sécurisation" dans le métro lillois. Une action qualifiée de "milices dangereuses" par des opposants.

A Lille, les identitaires anti-racailles patrouillent dans le métro
Pendant près de deux heures, Génération Identitaire a voulu "imposer une présence dissuasive aux bandes de racailles." Photo : DR

18/03/2014


Les réacs fascisants continuent leur offensive sur les rumeurs de la "théorie du genre"

//www.politis.fr/Pressions-insensees-et-folles,26142.html

 

« Pressions insensées » et « folles rumeurs » : l’académie de Créteil annule un spectacle pour enfants

Les enfants de Bonneuil-sur-Marne ne verront pas « Oh Boy ! », spectacle acclamé depuis cinq ans, car son personnage principal est homosexuel.

Les réacs de la Journée de retrait des écoles (JRE) n’ont même plus besoin de sourciller pour faire monter la pression sur l’éducation nationale. L’emballement du début d’année sur la prétendue « théorie du genre » à l’école provoque aujourd’hui une vague de censure par anticipation.

C’est une pièce pour enfants, primée d’un Molière « jeune public » en 2010, qui a fait début mars les frais de leurs campagnes, comme le rapporte ce jeudi L’Express. Le spectacle « Oh Boy ! », adapté d’un roman distingué par une montagne de prix littéraires, tourne depuis 2009 et remplit les salles. 600 représentations et 100 000 spectateurs, sans la moindre polémique. Seul sur scène, « Barthélémy » parle de relations fraternelles, de suicide, de maladie, de secrets. Le sujet interdit affleure à de rares instants, sans que le texte ne s’y attarde : le jeune homme de 26 ans est homosexuel.

 

Craignant les pressions homophobes, c’est l’inspection académique du Val-de-Marne qui est intervenue pour annuler les représentations prévues les 3 et 4 mars pour 554 élèves de CM1/CM2 de Bonneuil-sur-Marne. Après l’inquiétude qu’auraient exprimée plusieurs enseignants – et dans un contexte virant à l’hystérie —, elle souhaitait se réserver le temps d’un travail pédagogique pour préparer les esprits et informer les parents « de façon à ce qu’ils n’aient pas le sentiment d’être trompés ».

Pour le metteur en scène, cette déprogrammation est consternante. « C’est un texte sensible et poétique qui ne parle même pas d’homosexualité, s’attriste Olivier Letellier.D’ailleurs, il ne pose aucun problème aux enfants. Ce sont les adultes que cela dérange. »

« Pressions insensées »... Par anticipation

Inspection académique du Val-de-Marne ne souhaite pas s’expliquer sur cette affaire et renvoi vers le rectorat, qui ne donne pas suite à nos questions. « Il ne peut s’agir en aucune façon d’une annulation, voulait en revanche rassurer la directrice de l’académie de Créteil, Élisabeth Laporte, dans un courrier envoyé au syndicat Sud éducation. J’ai effectivement souhaité que ce spectacle soit reporté (…) pour le déconnecter du mouvement actuel de la [Journée de retrait des écoles]. (…) Pour autant, il n’est pas question de céder à des pressions insensées ».

À ce jour, les trois représentations scolaires n’ont pas été reprogrammées. Seulement une représentation tous publics a été programmée par la mairie de Bonneuil, vendredi 2 mai.

Dans cette affaire, qui a mis plusieurs jours à remonter aux oreilles de la section locale de Sud éducation, il n’y a aucune trace d’une quelconque pression des parents de la « Journée de retrait des écoles ». Les deux journées d’absentéisme ont d’ailleurs été très diversement observées dans les écoles du département. « C’est un mouvement très hétérogène. Quelques écoles ont été touchées, mais la majorité des collègues n’ont rien constaté. Toujours est-il que c’est la première fois qu’on est confronté à de telles inquiétudes », raconte Philippe Barre, responsable Sud éducation 94, joint vendredi par téléphone.

Le 16 janvier, 2 représentations de « Oh Boy ! » avaient déjà été annulées sur la commune de Saint-Maur-des-Fossés en raison, officiellement, d’une trop faible affluence. Un motif qu’Olivier Letellier jugeait déjà « très étrange ».

La princesse qui « ne rentre pas dans le contenue pédagogique »

Le Val-de-Marne vient de connaître un précédent à cet inquiétant épisode. Le 5 mars, 50enfants d’un centre de loisirs du Perreux devaient se rendre à une représentation du spectacle pour enfants La princesse qui n’aimait pas les princes, campant une princesse qui repousse un par un les princes charmants avant de tomber amoureuse d’une fée. Un atelier de sensibilisation était prévu à l’issue du spectacle. « La personne en charge du projet avait tout prévu, mais au dernier moment le devis a été retoqué en raison de la thématique de notre spectacle », raconte Amandine Trizac Lejemble, de la compagnie la môme perchée.

Le maire UMP du Perreux, Gilles Carrez, est opposé au mariage pour tous. Son directeur général des services réfute tout toute intervention de nature politique : « C’est principalement une question d’agenda. Nous n’avions rien commandé, donc nous n’avons rien annulé », nous indique Éric Chevrier. « Certaines thématiques n’entrent pas dans notre contenu pédagogique », lâchait toutefois Philippe Butet, responsable des services scolaires, interrogé le 1er mars par le Parisien. Pour la compagnie de La môme perchée, les raisons de l’annulation ne font aucun doute (lire leur communiqué).

- Extraits du spectacle, monté à partir d’un compte d’Alice Brière-Haquet :

Le tableau de chasse des héritiers de la Manif pour tous est déjà bien rempli. Après s’en être pris au programme pédagogique de lutte contre les stéréotypes sexués - « ABDC de l’éducation » - expérimenté depuis janvier dans 600 classes, ils ont attaqué lesconférences sur l’égalité filles-garçon, le film Tomboy ou encore le livre Tous à poil par l’intermédiaire de Jean-François Copé.

 

À Tours début février, le Principal d’un collège a « reporté » la sortie d’un groupe d’élèves à la représentation de Quand même !, un spectacle sur le sexisme et la condition féminine, pour « rassurer les familles ». C’est l’affiche du spectacle, une adaptation de « L’Origine du monde », de Gustave Courbet, qui a effrayé le Principal« dans le climat de folles rumeurs concernant l’école ».

«  Il n’était pas question que des projets menés dans mon établissement puissent être récupérés », indiquait Gustave Courbet au Monde, le 15 février. Là encore, pas une plainte des réseaux puritains. C’est « seul » que le responsable a pris cette décision, craignant par dessus tout d’être éclaboussé par une « folle rumeur ».

Lorsqu'il découvre l'affiche du spectacle, le Principale du collège Jean-Philippe Rameau décide de « reporter » la sortie scolaire.
Lorsqu’il découvre l’affiche du spectacle, le Principale du collège Jean-Philippe Rameau décide de « reporter » la sortie scolaire.

- Voir la bande-annonce du spectacle Quand même !
QUAND MÊME ! - BANDE-ANNONCE par CieInterligne

Nota Bene :

Phot : Théâtre du Phare


14/03/2014