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Européennes aux Pays-Bas : le parti de Wilders, allié du FN, en échec

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Européennes aux Pays-Bas : le parti de Wilders, allié du FN, en échec

Publié le 22.05.2014, 22h56 | Mise à jour : 23h36

LA HAYE (PAYS-BAS), 22 MAI 2014. Geert Wilders, le chef de file du parti populiste néerlandais à la sortie de l'isoloir.

LA HAYE (PAYS-BAS), 22 MAI 2014. Geert Wilders, le chef de file du parti populiste néerlandais à la sortie de l'isoloir. | AFP/ANP/BAS CZERWINSK

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Les Néerlandais, comme les Britanniques, ont commencé à voter ce jeudi pour les européennes. Le parti populiste de  Geert Wilders essuierait un cuisant échec. Selon un sondage à la sortie des urnes*, le Parti de la liberté (PVV) n'est crédité que de 12,2% des voix, contre 17% cinq ans plus tôt, qui se traduisent par trois sièges au , contre cinq en 2009.   Les centristes (15,6%) et les chrétiens-démocrates (15,2%), crédités de quatre sièges chacun, termineraient en du scrutin aux Pays-Bas.

Au moment de la publication du sondage, le silence s'est abattu sur le bar de la banlieue balnéaire de La Haye où étaient rassemblés les partisans du Parti de la liberté (PVV) dirigé par Geert Wilders et allié du Front national dans ces élections, qui devait prendre la parole plus tard dans la soirée. Les analystes avaient prédit que Geert Wilders pourrait souffrir de l'apathie de ses électeurs traditionnels, peu enclins à aller voter pour des européennes qui ne déchaînent pas les passions aux Pays-Bas. Le faible taux de participation (37%) aux Pays-Bas l'aura sans nul doute pénalisé.

Le site PollWatch, qui compile les sondages effectués dans les 28 pays de l'UE, crédite le groupe de la droite conservatrice et du centre-droit d'une courte avance, avec 217 élus contre 201 pour les Socialistes.

* Sondage réalisé par Ipsos publié par la télévision publique néerlandaise NOS.

 

LeParisien.fr


23/05/2014


Les médias se révoltent contre geert wilders leader d'extrême droite aux Pays Bas

//www.courrierinternational.com/article/2014/03/21/les-medias-se-revoltent-contre-geert-wilders

 

Les médias se révoltent contre Geert Wilders

Plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader populiste à la suite du discours qu'il a tenu le 19 mars à La Haye, après son échec aux municipales. C'est un fait très rare aux Pays-Bas, rapporte sur son blog le correspondant à Paris de RTL Nieuws.
Geert Wilders s'adresse aux médias dans l'enceinte du Parlement à La Haye, aux Pays-bas, mercredi 20 mars 2014 - AFP/ANP/Martijn Beekman Geert Wilders s'adresse aux médias dans l'enceinte du Parlement à La Haye, aux Pays-bas, mercredi 20 mars 2014 - AFP/ANP/Martijn Beekman
Unis contre la haine. Ce 21 mars, plusieurs rédacteurs en chef néerlandais ont pris position contre le leader "peroxydé" Geert Wilders, dont le PVV [parti de la droite populiste néerlandaise] a obtenu de bons scores – mais pas la victoire – à La Haye lors des municipales du 19 mars. Une initiative extrêmement rare dans le plat pays.

A l’origine de ce ras-le-bol commun, un meeting électoral du PVV le 19 mars soir après l’élection dans la capitale batave. Le chef du PVV demande à son public s’il veut "plus de Marocains ou moins de Marocains aux Pays-Bas et dans cette ville". "Moins, moins, moins !" répondent les militants à cette question qui n’en était pas une. Wilders de répondre : "Ok, nous allons nous en occuper."

Goebbels


Le 20 mars, le rédacteur en chef adjoint de RTL Nieuws, Pieter Klein, a publié une lettre ouverte à l’adresse de Wilders. Il y explique que, pour la première fois en vingt-cinq ans d’existence, la direction de la rédaction prend position contre un homme politique. "A cause de tes idées, tu es menacé depuis des années, c’est inadmissible", écrit le journaliste.

Il poursuit un peu plus loin : "Mais là, tu as réussi. Tu as vraiment dépassé les bornes." Pieter Klein qualifie les paroles de Wilders de "répugnantes", "à vomir". "Ça te surprend que les comparaisons historiques foisonnent ? Bien sûr que non. Tu les as cherchées délibérément. "Juden raus" (Les Juifs, dehors !). Hitler. Goebbels. Des souvenirs de la déportation. Et ensuite, tu joues les victimes ! Geert, honte à toi !"

Autres réactions

Quelques heures plus tard, un autre média prend position sur l’affaire. Le rédacteur en chef de BNR Nieuwsradio, Sjors Frölich, plaide, lui, en faveur d’un cordon sanitaire : "Ça serait un geste formidable si la prochaine fois que Geert Wilders s’exprime dans la Seconde Chambre (l’Assemblée), tous les députés se lèvent et quittent la plénière." Dans leurs éditoriaux de ce soir, les quotidiens De Telegraaf et le NRC Handelsblad condamnent également Wilders.

Depuis, des centaines plaintes pour discrimination et incitation à la haine ont été enregistrées. A 19 heures, ce soir, un groupe Facebook ("Je porte plainte contre Geert Wilders") comptait 54 000 membres. Selon une enquête de RTL Nieuws, un tiers des Néerlandais souhaitent que Wilders soit poursuivi pour son discours du 19 mars.

"Pas d’excuses"

Geert Wilders, lui, reste droit dans ses bottes et feint de s’étonner du brouhaha qu’il a causé : "Je n’ai rien dit de nouveau et je n'ai aucune intention de m’excuser." Après ce discours haineux, le député Roland van Vliet, du PVV, a décidé de prendre ses clics et ses clacs. C’est le septième député qui quitte la fraction depuis 2010, qui compte désormais 14 députés (sur une assemblée de 150). Rappelons que Wilders et son parti sont les partenaires du Front national pour les élections européennes les 22 et 25 mai 2014.

Aux Pays-Bas, et contrairement à la France, les médias ne soutiennent quasiment jamais un parti ou un candidat. La Presse et les politiques gardent en général bonnes distances et n’entretiennent pas les mêmes relations intimes qu’en France.


Retrouvez cet article sur le blog de Stefan de Vries.
Note :L'auteur : pendant 7 ans, Stefan de Vries a été reporter et correspondant de BNR Nieuwsradio. Il est actuellement le correspondant à Paris de RTL Nieuws.

23/03/2014